Le poète et écrivain togolais Fabrice Koffi Gazere revient dans cette Interview à InterFaxPress, sur les origines de sa passion pour l’écriture, ses influences littéraires majeures et sa vision d’une poésie profondément liée à l’âme et à la société.
Lisez plutôt :
InterFaxPress : Quand et comment avez-vous commencé à écrire ?
Dès la classe de quatrième, j’ai commencé à écrire des poèmes, je me rappelle avoir écrit un poème dont le titre est La nuit magique que mon professeur de français d’alors a beaucoup apprécié et m’a encouragé à continuer dans cette lancée. C’était dans les années 92.
Quelles sont vos influences ?
Les auteurs qui m’ont influencé sont surtout:
– Vladimir Nabokov
– Arthur Rimbaud
– Paul Verlaine
– Charles Baudelaire
– Léopold Sédar Senghor
– Aimé Césaire
– Hegel
– Plotin
– Aristote
– Franz Kafka
– Nietzsche
– Wagner
Qu’est-ce qui vous a conduit vers la poésie plutôt qu’un autre genre ?
Je n’écris pas que des poèmes j’écris aussi des romans mais je suis plus à l’aise à écrire des textes poétiques que romanesques.
Comment naît un poème chez vous ?
L’inspiration me vient quand tout est calme accompagné d’une musique Zouk douce et le poème vient sans que je ne sache vraiment comment? Il suffit que j’écrive le titre, choisir la rime et le rythme pour les formes fixes et la sémantique pour les formes en prose ou vers libres. Je ne saurais comment vous l’expliquer? Il naît comme ça.
Écrivez-vous dans des moments particuliers ?
Oui quand je suis emporté par la mélodie d’une chanson surtout du Zouk et quand tout est calme.
Travaillez-vous beaucoup la forme ou privilégiez-vous l’émotion ?
Les deux cela dépend du titre et de mon état d’âme.
Quels sont les sujets qui vous habitent le plus ?
Les sujets qui m’habite le plus souvent sont :
– L’amour
– La beauté
– L’art
– l’immoralité
– la foi
– le paysage
Votre poésie est-elle engagée ? Pourquoi ?
Pas vraiment je préfère célébrer la messe de l’existence que de critiquer ou dénoncer les injustices sociales. N’empêche je prie pour que nous les Africains dont la majorité est pauvre que le Seigneur, la conscience et le travail changent nos conditions de vie.
Quelle place occupe la société dans votre écriture ?
La société occupe une place privilégiée dans mes écrits. Pourquoi? Parce que si une société est épanouie, il ne peut plus avoir de criminalité, de vol à main armée, de corruption, d’injustice, des laissers pour compte mais plutôt la paix du cœur et de l’âme.
Quel message souhaitez-vous transmettre ?
En tant qu’écrivain, je souhaite que les Africains changent de mentalité cessent de croire qu’ils sont condamnés à vivre dans la précarité, à mendier chez les autres, ou à s’ériger en clans les uns contre les autres mais plutôt, chercher le bonheur de tous et la libération du continent. Car tout homme a la fatalité du bonheur. Il faut qu’ils oublient qu’on viendra développer le continent à leur place même pas les russes ou chinois.
À qui s’adresse votre poésie ?
Mes écrits s’adressent surtout aux pauvres et particulièrement aux Africains, à la jeunesse.
Quelle est votre vision de la poésie?
Ma vision est d’arriver à créer un centre de formation en Arts poétiques et plastiques et transmettre ce savoir à la jeunesse Africaine en général et Togolaise en particulier
Quelle est, selon vous, la place de la poésie aujourd’hui ?
La poésie est et restera l’art qui guérit et nourrit l’âme. L’évolution technologique , l’IA ne peuvent jamais prendre la place de la lecture des textes poétiques, il y a un grand nombre de personnes qui lisent et qui liront les poèmes même très hermétiques et casse-têtes. Pour moi la poésie a de l’avenir, on peut vivre de ça aujourd’hui. Il suffit de bien écrire ses textes et de faire la publicité autour.
Votre mot de fin
Merci beaucoup à l’Agence de presse InterFaxPress à son Directeur de la publication pour m’avoir donné l’opportunité de parler moi au public merci merci merci Akpé kaka mawu né no kpliwo soyi mavo.
Propos recueillis par Germain DOUBIDJI












