Le rideau est tombé sur « Résonances fragmentées », une exposition collective qui a réuni neuf artistes togolais au Pavillon Oti Privilège du CETEF Togo 2000. Pendant trois semaines, leurs œuvres ont offert au public un aperçu de la diversité et de la vitalité de la création contemporaine togolaise.
Organisée par l’Association CÉRÉCUL (Cercle de Réflexion Culturel – Groupe de Lomé), l’exposition s’est tenue du 14 août au 4 septembre autour d’une démarche qui entendait faire dialoguer différentes sensibilités artistiques.
Au terme de cette rencontre, le constat partagé par plusieurs visiteurs est celui d’une production artistique togolaise capable de rivaliser, par sa qualité, avec les standards observés sur les scènes internationales.
L’écrivain togolais Folikoé Koulihouen voit dans l’exposition, une illustration de la richesse des expressions artistiques au Togo et du professionnalisme des créateurs.
« Je pense que ces genres d’occasions sont à ne pas manquer », a-t-il déclaré, tout en saluant la dynamique de promotion des arts et des lettres portée par le CETEF Togo 2000.
Wolou Djele Obi, comptable et passionné d’art, s’est lui aussi montré séduit par la qualité des réalisations. « Ce que je viens de voir est vraiment appréciable. Les œuvres sont de grande facture, comme ce qu’on voit à l’international », a-t-il témoigné.
Ces appréciations donnent une résonance particulière au thème de l’exposition. Derrière les œuvres, il y a, des sensibilités et des parcours différents qui contribuent à construire une scène artistique togolaise de plus en plus visible.
Il s’agit notamment d’Abotsi K. F. Blova, Amenouveve M. K. dit Kamen, Assion Teko, Essiomle Edinedi Ethie, Johnson Ampah Koudjo, Kunakey koku dzidu, Eyram Kodjo Kinglo, Nouwavi Kokou et Papy Combey.
Pour Eyram Kodjo Kinglo, l’exposition représente également une expérience importante pour les artistes. Il se réjouit notamment d’avoir pu investir un espace comme le CETEF Togo 2000 et de constater la mobilisation autour du finissage.
Pour les organisateurs, cette ouverture des espaces institutionnels aux créateurs constitue un enjeu important pour la promotion et la diffusion des œuvres artistiques.
Vincent Kunakey, l’un des responsables de l’initiative, a ainsi exprimé sa reconnaissance au CETEF Togo 2000 pour les facilités accordées à la tenue de l’exposition. Il a également remercié le public et les artistes qui ont contribué à faire vivre cette rencontre.
La présence de responsables du secteur culturel, dont la Directrice de la Communication du CETEF ainsi que des responsables en charge du livre et du patrimoine a rehaussé l’éclat du finissage.
Au-delà du finissage, un enjeu pour l’art togolais
Avec « Résonances fragmentées », CÉRÉCUL ne s’est pas seulement inscrit dans le calendrier des expositions culturelles à Lomé. L’initiativsse met en lumière une question plus large : celle de la visibilité accordée aux artistes et de la nécessité de multiplier les espaces de rencontre entre les créateurs et le public.
La diversité des œuvres présentées montre, à cet égard, que la création contemporaine togolaise dispose de sensibilités et de propositions multiples. Reste désormais à consolider les passerelles entre artistes, institutions culturelles, collectionneurs et public.
La clôture de « Résonances fragmentées » apparaît ainsi moins comme un aboutissement que comme une étape supplémentaire dans la volonté de CÉRÉCUL de contribuer à la promotion des arts visuels au Togo.ss
Germain DOUBIDJI












