La médiation conduite par le Togo dans la crise persistante dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) bénéficie d’un nouvel appui de l’Organisation des Nations unies (ONU) et de l’Union africaine (UA). Les deux organisations ont réaffirmé leur soutien aux efforts menés par Lomé, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.
Le 20 septembre 2026, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, ont coprésidé une réunion de haut niveau consacrée au renforcement de la coopération entre les deux organisations. La situation dans l’est de la RDC figurait parmi les dossiers examinés.
Dans le compte rendu de cette rencontre, l’UA indique que les deux institutions ont insisté sur la nécessité de renforcer la diplomatie préventive et les mécanismes de médiation, tout en mobilisant les ressources nécessaires aux initiatives de paix conduites par les acteurs africains. Le soutien continu à la médiation menée par le Togo en RDC a également été réaffirmé.
Faure Gnassingbé au cœur de la médiation africaine
Cette nouvelle marque de soutien intervient alors que le président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, conduit depuis avril 2025 la médiation désignée par l’Union africaine pour contribuer à une solution politique à la crise dans l’est de la RDC.
La désignation du dirigeant togolais avait été proposée en avril 2025 par le Bureau de l’Assemblée de l’Union africaine, avant d’être formellement entérinée dans le cadre du processus de l’organisation panafricaine.
La médiation s’inscrit dans un contexte marqué par la crise opposant notamment la RDC, le Rwanda et l’AFC/M23. L’UA a, à plusieurs reprises, souligné la nécessité d’assurer la complémentarité entre les différentes initiatives diplomatiques engagées pour parvenir à une solution durable dans la région des Grands Lacs.
En janvier 2026, le président de la Commission de l’UA avait notamment réaffirmé, lors d’une visite à Lomé, son soutien aux efforts conduits sous la responsabilité de Faure Gnassingbé. Le Panel des facilitateurs de l’UA accompagne également le processus.
Une feuille de route jusqu’à décembre 2026
Le processus de médiation est désormais encadré par une feuille de route couvrant la période de juillet à décembre 2026. Celle-ci prévoit des actions sur plusieurs volets, notamment politique, sécuritaire, humanitaire, économique et régional.
Le dialogue avec les groupes armés, ainsi que la participation de la société civile, des femmes et des jeunes, figurent également parmi les axes de travail. Une meilleure coordination entre les différents acteurs de la médiation africaine est recherchée afin de renforcer la cohérence des initiatives engagées.
Cette démarche doit notamment rester complémentaire des processus diplomatiques engagés à Washington et à Doha. L’Union africaine a déjà souligné l’importance d’une coordination étroite entre ces différentes initiatives afin d’éviter les chevauchements et de favoriser une approche cohérente du règlement de la crise.
Un soutien international renouvelé
La réaffirmation du soutien de l’ONU et de l’UA intervient alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour parvenir à une désescalade durable dans l’est de la RDC.
Le 22 septembre, l’ONU, l’UA, l’Union européenne et plusieurs partenaires ont également appelé, à New York, à renforcer l’engagement politique en faveur d’une solution pacifique et durable dans la région des Grands Lacs. Le Togo, qui assure la conduite de la médiation mandatée par l’UA, a participé à cette rencontre comme co-président.
Pour Lomé, cette séquence new-yorkaise confirme ainsi la reconnaissance internationale du rôle confié au Togo dans le processus de médiation. La poursuite du dialogue et la coordination entre les différentes initiatives diplomatiques constituent désormais les principaux enjeux pour les prochains mois, conformément à la feuille de route arrêtée jusqu’à la fin de l’année 2026.












