À Lomé, l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a ouvert, mardi 7 juillet, un atelier de validation du rapport de diagnostic devant servir de base à l’élaboration d’une stratégie nationale de renforcement des capacités des acteurs de la commande publique.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique d’amélioration de la gouvernance des marchés publics, qui passe notamment par le développement des compétences des différents intervenants du secteur.
Les travaux, prévus jusqu’au 10 juillet, réunissent un large éventail d’acteurs : représentants de l’administration publique, collectivités territoriales, organisations de la société civile, professionnels des médias, ordres professionnels ainsi que plusieurs institutions impliquées dans la chaîne de la commande publique.
Une étape clé vers une meilleure performance
L’atelier constitue une étape décisive dans le processus engagé par l’ARCOP pour doter le Togo d’un cadre structuré et cohérent de développement des compétences dans le domaine des marchés publics.
Concrètement, les participants sont appelés à examiner et à enrichir le rapport de diagnostic issu des consultations de terrain. L’objectif est de disposer d’une évaluation précise des capacités existantes, tout en identifiant les besoins réels des acteurs.
Au-delà de la validation du document, les échanges permettront de relever les insuffisances du dispositif actuel, de définir des priorités d’action et de tracer les grandes orientations de la future stratégie nationale.
Un investissement stratégique dans le capital humain
À l’ouverture des travaux, le directeur général de l’ARCOP, Aftar Touré Morou, a insisté sur la nécessité d’un investissement durable dans le capital humain pour moderniser la commande publique.
« On ne peut bâtir un système de commande publique moderne, performant et résilient avec des compétences d’hier. Nous ne voulons plus d’un renforcement des capacités au coup par coup ou de formations déconnectées des réalités du terrain. Nous ambitionnons de bâtir une stratégie holistique, pérenne et structurée », a-t-il déclaré.
Cette orientation répond à un enjeu majeur : disposer d’acteurs suffisamment qualifiés pour conduire efficacement les procédures, réduire les retards dans l’exécution des projets, prévenir les contentieux et renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques.
Durant quatre jours, les participants confronteront leurs expériences et analyses afin de parvenir à un diagnostic consensuel, socle de la future stratégie nationale











