Les Togolais ont voté ce jeudi 17 juillet pour élire leurs conseillers municipaux, six ans après le scrutin historique de 2019 qui avait marqué le retour aux élections locales dans le pays.
Ce sont 4 637 998 électeurs qui étaient attendus dans les 12 541 bureaux de vote répartis à travers 4 609 centres sur toute l’étendue du territoire. Un rendez-vous démocratique majeur qui s’inscrit dans la continuité du processus de décentralisation amorcé par l’État togolais.
Le scrutin s’est globalement bien déroulé à Lomé tout comme à l’intérieur du pays. Les électeurs ont fait preuve d’ordre, de discipline dans les centres et bureaux de vote.
Les représentants des candidats ont été présents dans les bureaux de vote alors que les observateurs ont été aperçus dans différents centres de vote.
La question du taux de participation
Généralement, les élections municipales ne rencontrent pas un taux de participation assez élevé comme les Présidentielles et dans une certaine mesure les Législatives.
Le taux de participation en 2019 au Togo, aux élections municipales était de 52,46 % malgré toutes les volontés des partis politiques et candidats indépendants. Comparativement aux Législatives de 2018 où le taux de participation fut de 59,25 %, un peu légèrement au-dessus de celui des Municipales de 2019, année de première expérience des Communales.
Les tendances des élections municipales en Afrique
En Afrique, les élections municipales mobilisent généralement bien moins que les scrutins présidentiels ou législatifs.
Au Ghana comme en Côte d’Ivoire, le taux de participation dépasse rarement les 35 %. En Tunisie, les dernières municipales n’ont réuni que 13 % des électeurs. Même en Algérie, la tendance est clairement à la baisse.
Et ce phénomène ne s’arrête pas aux frontières du continent. En France, les élections municipales de 2020 n’ont mobilisé que très peu d’électeurs malgré une forte tradition de décentralisation.












