La première édition du « Togo Campus Days » s’est achevée sur une note jugée positive par ses organisateurs. Durant deux jours, l’événement a réuni 11 établissements d’enseignement supérieur et enregistré plus de 200 visiteurs dès la deuxième journée. Au cœur des échanges : l’orientation des jeunes, le choix des filières ainsi que l’accès aux opportunités de formation et de bourses.
Au total, 500 bourses d’études proposées par 25 établissements d’enseignement supérieur privés étaient en jeu. Malgré certaines difficultés, notamment la faible implication de certains acteurs et l’absence des universités publiques, cette première expérience pose les bases d’une initiative appelée à s’élargir.
Dans cette interview accordée à InterFaxPress, par le président du Mouvement Panafricain des Leaders (MPL-Togo), OKPODJOU Mawulom, porteur de l’initiative, revient sur le bilan de l’événement, les attentes des jeunes et les perspectives pour la prochaine édition.
InterFaxPress : Après deux jours d’activités, quel bilan général faites-vous de cette première édition du « Togo Campus Days » ?
OKPODJOU Mawulom : Le bilan général est positif, aussi bien pour nous en tant qu’organisateurs que pour les établissements présents en tant qu’exposants et pour les étudiants en tant que visiteurs.
InterFaxPress : En termes de mobilisation, combien de jeunes, d’établissements d’enseignement supérieur et de partenaires ont pris part à l’événement ?
OKPODJOU Mawulom : Au total, 11 établissements d’enseignement supérieur, que je remercie d’ailleurs, ont participé à cette première édition. En termes de visiteurs, nous avons atteint la barre des 200 au deuxième jour du salon. Pour une première édition, je crois que ce sont des chiffres assez encourageants, surtout si l’on s’en tient également aux indicateurs qualitatifs.
De nombreux jeunes de l’intérieur du pays ont manifesté le souhait de participer au salon, mais ils ont été limités par des contraintes géographiques. C’est une difficulté à laquelle nous avons déjà trouvé une réponse pour la prochaine édition.
InterFaxPress : Quels ont été les principaux sujets de préoccupation exprimés par les jeunes au cours de ces deux journées ?
OKPODJOU Mawulom : Il faut préciser que, dans l’ensemble, 98 % des jeunes se sont déclarés satisfaits de leur visite, selon les résultats de notre fiche d’évaluation.
Leur objectif était avant tout de rencontrer des établissements proposant des offres de formation variées, de pouvoir faire un choix judicieux et, enfin, de bénéficier de l’accompagnement du projet BECT.
InterFaxPress : L’objectif était notamment de faciliter l’accès à l’information sur les formations et les bourses d’études. Les visiteurs ont-ils effectivement trouvé les réponses qu’ils recherchaient ?
OKPODJOU Mawulom : Comme indiqué plus haut, le taux de satisfaction des visiteurs s’élève à 98 %. Les 2 % restants concernent essentiellement des étudiants souhaitant s’orienter vers des filières qui, pour le moment, sont exclusivement proposées par les universités publiques, lesquelles n’étaient malheureusement pas présentes à cette édition. C’est notamment le cas de la médecine.
InterFaxPress: Qu’en est-il des opportunités de bourses ? Combien de bourses ou d’opportunités de financement ont été présentées aux participants au cours de cette édition ?
OKPODJOU Mawulom : Au total, 500 bourses d’études proposées par 25 établissements d’enseignement supérieur privés étaient en jeu. Après le salon et la Journée préfectorale d’orientation tenue à Kpélé, nous allons maintenant procéder à l’attribution formelle des bourses afin de permettre aux bénéficiaires de s’inscrire dans les filières et établissements de leur choix.
InterFaxPress : Quel a été le niveau d’engagement des universités, grandes écoles et centres de formation présents ? Êtes-vous satisfait de leur participation ?
OKPODJOU Mawulom : Nous sommes plus que satisfaits de leur engagement à nos côtés. Le fait que des établissements de ce profil aient accepté de participer à cette première édition témoigne d’une adhésion pleine et entière au projet que nous portons.
InterFaxPress : Avez-vous recueilli des retours ou des témoignages de jeunes ayant pu, grâce au salon, identifier une formation, une école ou une opportunité de bourse correspondant à leur projet ?
OKPODJOU Mawulom : Après le salon, de nombreux autres jeunes ont découvert cette opportunité et nous continuons de recevoir quotidiennement des demandes. Cela montre l’intérêt suscité par cette initiative et la nécessité de poursuivre l’action.
InterFaxPress : Quels ont été les principaux points forts de cette première édition et, à l’inverse, quelles difficultés avez-vous identifiées ?
OKPODJOU Mawulom : Le principal point fort, c’est que cette première édition a effectivement eu lieu. Nous ne parlerons donc plus d’une « édition zéro ». Malgré la faible implication de certains acteurs, nous avons réussi à concrétiser le projet.
En ce qui concerne les insuffisances, je parlerais plutôt de difficultés. Elles concernent essentiellement la faible implication de certains acteurs. Chacun avait un rôle à jouer pour offrir le meilleur à la génération montante. Le manque d’implication de certains a naturellement eu un impact sur la portée du projet. Mais, malgré cela, nous l’avons fait.
InterFaxPress : Au regard des résultats obtenus, quelles améliorations envisagez-vous pour la prochaine édition du « Togo Campus Days », notamment en matière d’orientation, de bourses et de participation des établissements ?
OKPODJOU Mawulom : Beaucoup de choses seront dévoilées dans les prochains jours.
InterFaxPress : Pour conclure, quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes, aux établissements d’enseignement supérieur et aux partenaires qui ont contribué à la réussite de cette première édition ?
OKPODJOU Mawulom : Je voudrais adresser un sincère merci aux établissements qui ont participé à cette première édition, mais également à ceux qui ont accordé des bourses sans avoir pu participer au salon.
Aux bénéficiaires, je demande de faire preuve de discipline et d’être à la hauteur des exigences liées aux bourses dont ils bénéficieront. C’est ainsi que nous pourrons garantir l’accompagnement des établissements pour les prochaines éditions et mobiliser davantage de partenaires.












