Togo : des acteurs des cultes endogènes plaident pour une journée nationale dédiée aux traditions ancestrales

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L’Association des Prêtres Géyehoé et Initiés pour le Développement TOFODJI AGBOLE, a officiellement saisi le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Affaires coutumières afin de solliciter l’institution d’une Journée nationale dédiée aux cultes endogènes au Togo.

Dans un courrier daté du 11 juin 2026 et signé par son président éxécutif Jules A. AMIM , l’organisation estime que les cultes endogènes constituent un pilier fondamental du patrimoine spirituel et culturel togolais. Elle souligne que le vodou, le culte des ancêtres, les rites de passage et les traditions orales occupent une place importante dans la vie de nombreuses communautés à travers le pays.

Selon l’association, ces pratiques ancestrales contribuent à la transmission de valeurs essentielles telles que la paix, la solidarité, le respect de la nature et le vivre-ensemble. Malgré leur ancrage dans l’histoire et l’identité nationale, elles ne bénéficient toutefois d’aucune reconnaissance officielle sous la forme d’un jour férié.

L’APGID relève que, dans un État laïc comme le Togo, seules les fêtes chrétiennes et musulmanes sont actuellement inscrites au calendrier des jours fériés. Une situation qui, selon elle, crée un sentiment d’inégalité parmi les adeptes des religions traditionnelles.

Pour appuyer sa requête, l’association cite l’exemple du Bénin, qui a institué depuis 1993 le 10 janvier comme Fête nationale du Vodoun, un jour férié, chômé et payé. Elle évoque également le Burkina Faso, qui a récemment adopté des mesures similaires dans le souci de mieux refléter la diversité spirituelle de sa population.

Les responsables de l’APGID proposent que la date du 13 février soit retenue pour la célébration nationale des cultes endogènes sur toute l’étendue du territoire togolais. Cette journée serait déclarée fériée, chômée et payée.

À travers cette démarche, l’association affirme vouloir contribuer à la reconnaissance de toutes les composantes spirituelles de la nation et corriger ce qu’elle qualifie de « déséquilibre historique ». Elle rappelle que les cultes endogènes prônent des valeurs de paix, de cohésion sociale et de respect des institutions de la République.

L’APGID se dit par ailleurs disposée à rencontrer les autorités compétentes afin d’échanger davantage sur ce projet qu’elle présente comme un facteur de valorisation du patrimoine culturel togolais et de renforcement de l’unité nationale.

Le plaidoyer a également été transmis à plusieurs hautes autorités du pays, dont le Président de la République, le Président du Conseil, le Président de l’Assemblée nationale, le Président du Sénat, le Président de la Cour constitutionnelle, le Président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) ainsi que le ministre de la Culture.

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