En conférence de presse ce mardi 30 avril 2024 au lendemain du double scrutin législatif et régional organisé par le Togo, la mission d’observation la Communauté des États Sahélo-sahariens a salué le bon déroulement des élections. Pour la CEN-SAD, le Togo s’est amélioré dans l’organisation des présentes élections comparativement aux législatives de 2018. La communauté a apprécié l’innovation concernant la possibilité de consulter et de connaître son bureau de vote à partir de son téléphone portable grâce au message envoyé au 1010. Elle a salué les efforts du gouvernement togolais qui a diminué les montants de la caution des candidats.
Dans ses observations, elle a fait également cas de la disponibilité des matériels électoraux, du professionnalisme des Forces Sécurité Élections Législatives et Régionales (FOSELR), de la maîtrise de l’opération de vote par les agents électoraux et de la disponibilité au bon emplacement des urnes et des isoloirs garantissant la transparence et la discrétion des élections.
La CEN-SAD qui dit avoir déployé 7 membres sur le terrain au cours du double scrutin dans deux (2) régions: Maritime et Plateaux a cependant relevé quelques insuffisances liées à l’absence des délégués de certains partis politiques et listes des candidats indépendants dans certains bureaux de vote et des files d’attentes des électeurs à la clôture des bureaux de vote.
Dans sa mission, la CEN-SAD a entrepris à son arrivée à Lomé, des rencontres avec les acteurs politiques.《À la recherche des informations à notre arrivée pour nous informer des lieux des meetings et autres, nous avons approché les états-majors du parti majoritaire et de l’opposition. Au niveau du Parti majoritaire nous avons eu satisfaction mais au niveau d’un parti de l’opposition (L’Alliance nationale pour le Changement), nous avons été buté à un semblant de refus.》, a clarifié son Excellence SANGARE YOUSSOUF, Chef de mission de la CEN-SAD.
Dans leur conclusion, les observateurs de la CEN-SAD ont estimé que les insuffisances constatées ne sont pas de nature à entacher la transparence et la régularité du double scrutin du 29 avril 2024 qui doit être considéré comme libre, équitable et transparent.












