Togo : le MPDD salue la mesure de grâce, réaffirme trois orientations prioritaires

0

Le président national du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD), Jonas Komlan A. Siliadin, dans un communiqué signé ce 5 décembre salue la mesure de grâce présidentielle aux détenus puis réaffirme trois orientations prioritaires.

 

Le MPDD, indique le communiqué, salue les mesures de grâce et de libération déjà annoncées. « Elles constituent un pas important dans la bonne direction et répondent à une attente ancienne d’un grand nombre de Togolaises et de Togolais. Notre pensée va aux personnes restées longtemps privées de liberté, ainsi qu’à leurs familles, qui ont supporté dans la douleur les conséquences humaines, sociales et économiques de ces détentions », précise le communiqué.

Dans le même esprit d’apaisement et de responsabilité républicaine, le MPDD appelle les autorités à aller plus loin. « Un véritable climat de confiance ne peut s’installer tant que demeurent en détention, ou sous pression judiciaire, des personnes poursuivies principalement pour leurs opinions ou leurs engagements politiques. La libération de l’ensemble des détenus d’opinion, l’abandon des poursuites à caractère politique et la révision des textes qui permettent de criminaliser de fait l’expression politique pacifique seraient des actes forts, en cohérence avec les intentions exprimées dans le message de vœux », écrit Jonas Komlan A. Siliadin.

Pour le MPDD, l’apaisement politique durable repose à la fois sur des gestes humanitaires et sur des réformes structurelles. C’est pourquoi le parti réaffirme trois orientations d’action concrètes qui, avec la libération des détenus d’opinion, peuvent donner un contenu réel aux objectifs affichés de protection.

 

 

 

 

Il s’agit de l’instauration d’un cadre électoral crédible, fondé sur une réforme inclusive de la CENI, du Code électoral et des mécanismes de transparence et de contrôle des résultats, afin de restaurer la confiance dans les scrutins et dans la légitimité des institutions qui en sont issues ;

Ensuite, d’une refonte de la Charte des partis politiques et une égalité minimale des moyens, à travers un financement public transparent et équitable, et un accès équilibré de toutes les formations aux médias d’État. Sans ces réformes, l’asymétrie actuelle des moyens politiques et médiatiques nourrit, aux yeux de nombreux citoyens, le sentiment d’un quasi-monopole du pouvoir par une seule formation, qui rappelle la logique de parti-État que notre pays doit dépasser définitivement ;

Enfin de la restauration pleine et entière des libertés publiques, incluant la garantie effective de la liberté d’expression, de réunion et de manifestation pacifique, ainsi que la protection des journalistes, des défenseurs des droits humains et des acteurs de la société civile.

« On ne peut durablement « protéger » sans protéger aussi les droits et libertés fondamentaux ; on ne peut « rassembler » en laissant à la marge celles et ceux qui expriment pacifiquement leurs désaccords ; on ne peut « transformer » sans associer librement toutes les voix de la Nation aux choix qui engagent son avenir », lit-on dans le communiqué.

 

KOUGBEADJO TOSSOU Aaron

 

 

 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici