Le Consortium Régional pour la Recherche en Economie Générationnelle (CREG) et le Bureau de référence pour les questions de population (PRB) en collaboration avec le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires, section Togo (REFAMP-Togo) ont organisé ce mercredi 07 février 2023 à Lomé, une concertation de haut niveau sur le travail domestique non rémunéré et l’économie de soin.
La présidente de REFAMP-Togo, Olivia AMEDJOGBE KOUEVI a précisé à l’ouverture de la session que les travaux domestiques depuis la nuit des temps, incombent plus à la femme et repose dans bien des cas, sur la femme seule surtout en Afrique. Ces pratiques affirment-elles, sont finalement dommageables aux efforts d’autonomisation de la femme et produisent aussi un impact négatif sur l’économie nationale.
Pour elle, cette situation doit absolument changer, malgré les nombreux freins entretenus par des pratiques sociales discriminantes, mais aussi parfois par les femmes elles-mêmes à travers l’éducation donnée aux enfants.
“Il urge alors de sensibiliser tous les acteurs pour une meilleure prise de conscience de la nécessité de valoriser le travail domestique non rémunéré jusqu’ici et de l’inclure véritablement dans les politiques et programmes étatiques afin de favoriser un développement équitable de la société », a indiqué Olivia AMEDJOGBE KOUEVI
Selon Aïssata Fall, directrice Afrique de l’Ong PRB, les pays de toute la région incluant le Togo se sont engagés à considérer le genre et le changement démographique dans leur nouveau mode de programmation et de budgétisation. Elle fait savoir que tout cela a demandé de différents outils qui permettent à nos pays de mieux analyser la manière dont on peut utiliser le changement démographique en cours pour construire une meilleure croissance économique.
“Cela inclut la considération de différentes notions de travail comme le travail invisible qui est fourni au sein des familles par les fournisseurs de soins familiaux. Bien souvent ces soins familiaux sont fournies par des femmes en majorité , cependant ce travail n’est pas rémunéré et n’apparaît pas dans les analyses économiques, ce qui cause problème. Avec le changement de modèles sociaux, avec le faite que tout le monde doit avoir une activité rémunérée pour être capable de payer la nourriture, l’éducation, nous voulons voir comment est ce qu’on peut assurer ces soins familiaux qui sont fondamentaux », a-t-elle indiqué.












