Le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) émet des réserves sur le projet de loi de finances pour l’exercice 2027, adopté en Conseil des ministres le 22 octobre dernier. Dans un communiqué rendu public le 4 novembre 2026 à Lomé, le parti présidé par Jonas Komlan Akewobudo Siliadin appelle à davantage de réalisme dans les prévisions budgétaires, de transparence dans la gestion des ressources publiques et d’efficacité dans les investissements.
Pour le MPDD, le projet de budget 2027 intervient dans un contexte marqué par d’importantes attentes sociales, notamment en matière de pouvoir d’achat, d’emploi, d’accès aux services essentiels et de réduction des disparités territoriales. Le parti estime que son examen doit tenir compte des révisions apportées au budget 2026, qui permettent, selon lui, de mieux apprécier la trajectoire des finances publiques.
Le projet de loi de finances 2027 prévoit 1 675,2 milliards de francs CFA de recettes budgétaires contre 1 915 milliards de dépenses, soit un déficit prévisionnel de 239,9 milliards de francs CFA. Si le gouvernement ambitionne de ramener le déficit à 3 % du PIB en 2027, contre 3,3 % en 2026, le MPDD appelle à la prudence quant à la réalisation de cet objectif.
Le parti relève notamment que le déficit prévu pour 2026 est passé de 206,6 milliards dans la loi de finances initiale à 247,6 milliards dans le collectif budgétaire. Il souligne également les difficultés de mobilisation des recettes et d’exécution des investissements publics au cours des exercices précédents.
En 2025, les recettes fiscales se sont établies à 915,5 milliards de francs CFA, contre 1 028,4 milliards attendus. Les investissements publics ont, pour leur part, été exécutés à hauteur de 380,8 milliards, sur une programmation de 487,1 milliards. Pour le MPDD, ces écarts interrogent la crédibilité des prévisions et la capacité de l’État à concrétiser les engagements annoncés.
La dette publique au cœur des préoccupations
L’endettement constitue un autre sujet de préoccupation pour la formation politique. À fin juin 2026, l’encours de la dette de l’administration centrale atteignait environ 4 458 milliards de francs CFA, soit 60,2 % du PIB. Le parti note que, malgré la baisse du ratio d’endettement par rapport à fin 2025, l’encours a progressé d’environ 145 milliards au premier semestre 2026.
Le MPDD reconnaît que la dette togolaise est considérée comme soutenable par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, avec un risque modéré de surendettement. Il attire toutefois l’attention sur les charges financières qu’elle entraîne. Les intérêts de la dette devraient ainsi atteindre 201,5 milliards de francs CFA en 2027, contre 188,6 milliards dans le projet de budget rectificatif 2026.
Le parti plaide pour une maîtrise rigoureuse de l’endettement et une évaluation systématique des investissements financés par emprunt. Il demande également un examen parlementaire approfondi de la trajectoire de la dette, prenant en compte les besoins de refinancement et les risques financiers.
Sur les dépenses sociales
Au-delà des équilibres financiers, le MPDD s’interroge sur les arbitrages opérés dans les secteurs sociaux. Il relève notamment que les crédits du ministère chargé de la Santé restent pratiquement inchangés, autour de 116 milliards de francs CFA, tandis que ceux du ministère chargé de l’Eau passeraient de 27,7 à 22,3 milliards, soit une baisse d’environ 19,5 %.
Le parti reconnaît les ambitions affichées à travers plusieurs programmes transversaux, notamment les services et infrastructures essentiels dans les zones fragiles, la protection sociale intégrée et la transformation agricole. Il estime cependant que leur portée dépendra des financements effectivement mobilisés et de la réalisation concrète des projets.
À l’appui de ses réserves, le MPDD évoque les taux d’exécution de certaines dépenses sociales en 2024. Ceux-ci se sont établis à 40,2 % pour la santé, 35 % pour le développement à la base et seulement 26,1 % pour l’eau. Des chiffres qui, selon le parti, illustrent le décalage pouvant exister entre les crédits inscrits au budget et les réalisations sur le terrain.
Il appelle ainsi à mieux orienter les investissements vers les besoins des populations, en fournissant des informations précises sur leur localisation, leur financement, leur calendrier d’exécution et les résultats attendus.
Pour davantage de transparence dans la gestion publique
Le MPDD aborde également la question de la pression fiscale. Les recettes fiscales brutes sont projetées à 1 425,6 milliards de francs CFA en 2027, contre 1 338,9 milliards dans le projet rectificatif 2026. S’il reconnaît la nécessité de renforcer la mobilisation des ressources intérieures, le parti insiste sur une répartition équitable de la charge fiscale, sans fragiliser les entreprises ni aggraver les difficultés des ménages.
Il demande en outre davantage de transparence sur les investissements communs, les quinze programmes prioritaires annoncés, ainsi que les sources de financement complémentaires nécessaires à leur réalisation. L’évaluation régulière des dépenses fiscales, la production des lois de règlement et le renforcement du contrôle parlementaire figurent également parmi ses revendications.
En conclusion, le MPDD estime que le projet de budget 2027 ne présente pas encore toutes les garanties nécessaires en matière de réalisme financier, de cohérence des priorités économiques et sociales et d’effectivité des résultats annoncés.
Le parti invite donc le gouvernement à consolider sa programmation financière et la représentation nationale à exercer pleinement ses prérogatives lors de l’examen du texte. Pour cette formation politique, la discipline budgétaire doit avant tout contribuer à l’amélioration des conditions de vie des Togolais et à la réduction des inégalités.
Le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) émet des réserves sur le projet de loi de finances pour l’exercice 2027, adopté en Conseil des ministres le 22 octobre dernier. Dans un communiqué rendu public le 4 novembre 2026 à Lomé, le parti présidé par Jonas Komlan Akewobudo Siliadin appelle à davantage de réalisme dans les prévisions budgétaires, de transparence dans la gestion des ressources publiques et d’efficacité dans les investissements.
Pour le MPDD, le projet de budget 2027 intervient dans un contexte marqué par d’importantes attentes sociales, notamment en matière de pouvoir d’achat, d’emploi, d’accès aux services essentiels et de réduction des disparités territoriales. Le parti estime que son examen doit tenir compte des révisions apportées au budget 2026, qui permettent, selon lui, de mieux apprécier la trajectoire des finances publiques.
Le projet de loi de finances 2027 prévoit 1 675,2 milliards de francs CFA de recettes budgétaires contre 1 915 milliards de dépenses, soit un déficit prévisionnel de 239,9 milliards de francs CFA. Si le gouvernement ambitionne de ramener le déficit à 3 % du PIB en 2027, contre 3,3 % en 2026, le MPDD appelle à la prudence quant à la réalisation de cet objectif.
Le parti relève notamment que le déficit prévu pour 2026 est passé de 206,6 milliards dans la loi de finances initiale à 247,6 milliards dans le collectif budgétaire. Il souligne également les difficultés de mobilisation des recettes et d’exécution des investissements publics au cours des exercices précédents.
En 2025, les recettes fiscales se sont établies à 915,5 milliards de francs CFA, contre 1 028,4 milliards attendus. Les investissements publics ont, pour leur part, été exécutés à hauteur de 380,8 milliards, sur une programmation de 487,1 milliards. Pour le MPDD, ces écarts interrogent la crédibilité des prévisions et la capacité de l’État à concrétiser les engagements annoncés.
La dette publique au cœur des préoccupations
L’endettement constitue un autre sujet de préoccupation pour la formation politique. À fin juin 2026, l’encours de la dette de l’administration centrale atteignait environ 4 458 milliards de francs CFA, soit 60,2 % du PIB. Le parti note que, malgré la baisse du ratio d’endettement par rapport à fin 2025, l’encours a progressé d’environ 145 milliards au premier semestre 2026.
Le MPDD reconnaît que la dette togolaise est considérée comme soutenable par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, avec un risque modéré de surendettement. Il attire toutefois l’attention sur les charges financières qu’elle entraîne. Les intérêts de la dette devraient ainsi atteindre 201,5 milliards de francs CFA en 2027, contre 188,6 milliards dans le projet de budget rectificatif 2026.
Le parti plaide pour une maîtrise rigoureuse de l’endettement et une évaluation systématique des investissements financés par emprunt. Il demande également un examen parlementaire approfondi de la trajectoire de la dette, prenant en compte les besoins de refinancement et les risques financiers.
Sur les dépenses sociales
Au-delà des équilibres financiers, le MPDD s’interroge sur les arbitrages opérés dans les secteurs sociaux. Il relève notamment que les crédits du ministère chargé de la Santé restent pratiquement inchangés, autour de 116 milliards de francs CFA, tandis que ceux du ministère chargé de l’Eau passeraient de 27,7 à 22,3 milliards, soit une baisse d’environ 19,5 %.
Le parti reconnaît les ambitions affichées à travers plusieurs programmes transversaux, notamment les services et infrastructures essentiels dans les zones fragiles, la protection sociale intégrée et la transformation agricole. Il estime cependant que leur portée dépendra des financements effectivement mobilisés et de la réalisation concrète des projets.
À l’appui de ses réserves, le MPDD évoque les taux d’exécution de certaines dépenses sociales en 2024. Ceux-ci se sont établis à 40,2 % pour la santé, 35 % pour le développement à la base et seulement 26,1 % pour l’eau. Des chiffres qui, selon le parti, illustrent le décalage pouvant exister entre les crédits inscrits au budget et les réalisations sur le terrain.
Il appelle ainsi à mieux orienter les investissements vers les besoins des populations, en fournissant des informations précises sur leur localisation, leur financement, leur calendrier d’exécution et les résultats attendus.
Pour davantage de transparence dans la gestion publique
Le MPDD aborde également la question de la pression fiscale. Les recettes fiscales brutes sont projetées à 1 425,6 milliards de francs CFA en 2027, contre 1 338,9 milliards dans le projet rectificatif 2026. S’il reconnaît la nécessité de renforcer la mobilisation des ressources intérieures, le parti insiste sur une répartition équitable de la charge fiscale, sans fragiliser les entreprises ni aggraver les difficultés des ménages.
Il demande en outre davantage de transparence sur les investissements communs, les quinze programmes prioritaires annoncés, ainsi que les sources de financement complémentaires nécessaires à leur réalisation.
L’évaluation régulière des dépenses fiscales, la production des lois de règlement et le renforcement du contrôle parlementaire figurent également parmi ses revendications.
En conclusion, le MPDD estime que le projet de budget 2027 ne présente pas encore toutes les garanties nécessaires en matière de réalisme financier, de cohérence des priorités économiques et sociales et d’effectivité des résultats annoncés.
Le parti invite donc le gouvernement à consolider sa programmation financière et la représentation nationale à exercer pleinement ses prérogatives lors de l’examen du texte. Pour cette formation politique, la discipline budgétaire doit avant tout contribuer à l’amélioration des conditions de vie des Togolais et à la réduction des inégalités.












