Fondé à Paris en juin 2026, le Collectif Fragments Nomades, porté par le plasticien togolais Kokou Ekouagou et l’historienne de l’art Lielie Sellier, ambitionne de faire de la création contemporaine un levier de dialogue interculturel entre l’Afrique et l’Europe.
Le paysage des échanges culturels entre le Togo et la France s’enrichit d’une nouvelle initiative artistique. Officiellement créée le 3 juin 2026 à Paris et publiée au Journal officiel de la République française le 9 juin sous le numéro RNA W751284585, l’association Collectif Fragments Nomades se positionne comme une plateforme innovante dédiée à la coopération artistique internationale.
À l’origine de ce projet, deux figures complémentaires : Kokou Ekouagou, plasticien togolais et président de l’association, et Lielie Sellier, historienne de l’art, artiste collagiste et secrétaire générale. Ensemble, ils portent une vision commune : faire de l’art un langage universel capable de transcender les frontières géographiques, culturelles et sociales.
Un espace d’expérimentation et de dialogue
Plus qu’une simple structure associative, Fragments Nomades se veut un véritable laboratoire de création. L’objectif est de favoriser les échanges entre artistes, chercheurs, écrivains et publics, dans une dynamique de dialogue durable entre les cultures.
Le collectif entend promouvoir diverses formes d’expression contemporaine, notamment les arts plastiques, le collage, l’écriture et les pratiques hybrides. Dans cette optique, plusieurs activités sont annoncées : expositions, résidences d’artistes, ateliers, performances, conférences, rencontres professionnelles et publications.
Au-delà de la diffusion des œuvres, l’association ambitionne également de transmettre des savoir-faire, de soutenir les démarches collaboratives et de développer des partenariats avec des institutions culturelles, galeries et centres d’art, aussi bien en France qu’au Togo et dans d’autres pays.
Kokou Ekouagou, entre mémoire et identité
Au cœur de cette initiative se trouve Kokou Ekouagou, dont le travail artistique s’inscrit dans une réflexion profonde sur la mémoire, l’identité et les trajectoires humaines. À travers ses œuvres, il explore les territoires visibles et invisibles que chacun porte en soi.
Ses créations mêlent couleurs, matières et textures pour construire un récit où dialoguent racines africaines et questionnements universels sur l’exil, l’appartenance et la transmission. Une démarche qui lui a permis de s’imposer progressivement sur la scène contemporaine et de susciter l’intérêt d’un public au-delà des frontières togolaises.
Pour l’artiste, l’art dépasse la simple production esthétique : il constitue un outil de dialogue et un catalyseur de projets collectifs. C’est cette conviction qui a conduit à la création de Fragments Nomades, pensé comme un cadre de coopération artistique durable.
Lielie Sellier, un regard engagé sur la création
Aux côtés de Kokou Ekouagou, Lielie Sellier apporte une expertise nourrie par ses recherches et sa pratique artistique. Historienne de l’art et auteure, elle accorde une place centrale aux notions de mémoire, de transmission et de circulation des œuvres.
Dans ses analyses, elle souligne la singularité du travail de son partenaire artistique :
« Il existe des artistes qui peignent des paysages. D’autres révèlent des territoires invisibles. C’est dans cette seconde famille que s’inscrit Kokou Ekouagou. »
Selon elle, ses œuvres racontent bien plus que des lieux : elles révèlent « des présences, des traces et des circulations invisibles où se rencontrent l’histoire personnelle, l’identité et l’espérance ».
Une plateforme au service des échanges culturels
Avec Fragments Nomades, les deux fondateurs souhaitent créer un espace de coopération fondé sur l’écoute, la réciprocité et le partage des expériences. Le collectif entend ainsi offrir de nouvelles opportunités aux artistes togolais, notamment en facilitant leur accès aux résidences, aux expositions internationales et aux réseaux européens.
Du côté français, l’initiative vise à valoriser la richesse et la diversité de la création contemporaine africaine, tout en favorisant des collaborations artistiques équilibrées.
Dans un contexte où les échanges culturels occupent une place croissante dans les relations internationales, ce projet illustre le rôle des initiatives citoyennes dans le rapprochement des peuples.
Une ambition au-delà du cadre franco-togolais
À terme, Fragments Nomades ambitionne d’étendre ses activités à d’autres territoires afin de multiplier les passerelles artistiques. Chaque exposition, atelier ou résidence est pensée comme un espace de rencontre où les différences deviennent une richesse.
Dans un monde où les identités peuvent parfois être perçues comme des lignes de fracture, le collectif fait le pari inverse : celui d’un art capable de relier les mémoires, de faire dialoguer les cultures et de construire un horizon commun à partir des fragments de chaque histoire.










