Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) est monté au créneau pour dénoncer les difficultés récurrentes auxquelles sont confrontées les populations togolaises, notamment les délestages, les inondations et les coupures d’électricité. Dans un communiqué rendu public le 25 juin 2026 à Lomé, le parti d’opposition appelle les autorités à apporter des réponses durables à ces défis.
Selon le CAR, les coupures d’électricité qui surviennent chaque année entre les mois de janvier et mai, voire jusqu’en juin, constituent un problème structurel qui perdure depuis plusieurs décennies.
Le parti estime que le remplacement régulier des directeurs généraux de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) ne constitue pas une solution de fond. Il souligne que l’amélioration observée ces dernières semaines serait davantage liée au retour de la saison des pluies, permettant aux barrages hydroélectriques de fonctionner à plein régime.
Le CAR invite ainsi le gouvernement et la CEET à présenter un bilan des différentes infrastructures énergétiques mises en place, notamment les centrales thermiques ainsi que la centrale solaire de Blitta. Selon le parti, ces investissements ayant été réalisés grâce à des emprunts publics, les citoyens sont en droit d’être informés de leurs performances.
Le communiqué demande également des explications sur les fonds destinés à l’éclairage public, prélevés à hauteur de 5 FCFA par kilowattheure sur les factures d’électricité, alors que, selon le CAR, de nombreux axes routiers et quartiers restent insuffisamment éclairés.
Le parti attire aussi l’attention sur plusieurs poteaux électriques tombés ou fortement inclinés dans certains quartiers de Lomé. Malgré les signalements effectués, il affirme que ces installations n’ont toujours pas été sécurisées, exposant les populations à des risques, particulièrement en période de pluie.
Les inondations toujours au cœur des préoccupations
Le CAR déplore également la récurrence des inondations qui affectent chaque année plusieurs localités du pays.
Le communiqué cite notamment le nouveau marché de Tsévié, le marché de Hédzranawoé ainsi que le Grand marché de Lomé, où les activités commerciales sont régulièrement perturbées après les fortes pluies.
Le parti évoque également les difficultés rencontrées dans plusieurs quartiers du Grand Lomé, notamment Togblékopé, Agoè-Zongo et Adakpamé, où routes et habitations sont fréquemment envahies par les eaux.
Le CAR estime par ailleurs que certaines retenues d’eau, construites pour limiter les inondations, produisent aujourd’hui des effets contraires à ceux recherchés. Il cite notamment les bassins situés près de l’hôtel Concorde à Avédji, au carrefour Deux Lions à Agoè et à Akato.
Dix propositions pour des solutions durables
Face à cette situation, le Comité d’action pour le renouveau formule plusieurs recommandations. Il propose notamment : la publication d’un bilan des centrales thermiques et solaires ; l’exonération des équipements destinés à la production d’énergie solaire pour les ménages ; la réhabilitation des poteaux électriques endommagés ; le règlement des dettes de la CEET envers ses fournisseurs ; la remise en service et l’entretien de l’éclairage public ; le curage des égouts du Grand marché de Lomé ; la sensibilisation des populations contre l’installation dans les zones inondables ; l’installation de pompes de relevage au marché de Hédzranawoé ; l’assainissement du nouveau marché de Tsévié ; la mise en œuvre d’un plan global d’assainissement du Grand Lomé afin de lutter durablement contre les inondations.
Le parti espère également que le projet RAINE, destiné à faciliter l’évacuation des eaux pluviales vers le bassin du Zio, permettra d’apporter des solutions concrètes.
Un appel au dialogue politique
Au-delà des questions d’infrastructures, le CAR estime que les difficultés rencontrées par les populations trouvent leur origine dans les problèmes de gouvernance et de corruption.
Le parti renouvelle son plaidoyer en faveur d’un dialogue politique inclusif et lance un appel aux responsables religieux, en particulier à la Conférence des évêques du Togo, afin qu’ils contribuent à favoriser une refondation nationale à travers un dialogue entre les différents acteurs politiques.
:::











