Les acteurs de la filière Soja se sont retrouvés ce vendredi 30 août à Lomé pour mener des réflexions sur leur secteur. La rencontre leur a permis d’évaluer les acquis et de ressortir les manquements afin de proposer des pistes de solutions pour un lendemain meilleur à une filière qui présente pour le gouvernement un enjeu stratégique compte tenu de son potentiel socio-économique. D’après le vice-président du Conseil interprofessionnel de la filière Soja (CIFS), Innocent Pussuwè Kadzakadè, le secteur a connu une forte progression depuis la mise en place du CIFS en 2018, contribuant ainsi à faire du Togo le premier exportateur du Soja dans l’union européenne de 2019 à 2022.
« Au titre des résultats, on peut mettre à l’actif de cette jeune interprofession la disponibilité des statistiques issues des différentes campagnes de commercialisation et la rédaction d’un plan filière ambitieuse en parfaite cohérence avec la vision du gouvernement », a-t-il indiqué avant de déplorer la régression que connaît la filière au cours des deux dernières années.
La rencontre du jour a permis de mettre ensemble autour d’une table le Conseil d’Administration de l’ANCES et les ministères impliqués et les partenaires financiers de la filière Soja pour échanger sur les différents aspects liés aux enjeux et défis de la filière.
« L’ANCE en concertation ce matin avec les acteurs de la commercialisation du soja au Togo à savoir les commerçants exportateurs, les institutions financières, les banques les ministères pour pouvoir discuter autour des questions de l’heure que sont les difficultés auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui. », a expliqué M. Kokou TEWOU, président de l’Association Nationale des Commerçants Exportateurs du Soja (ANCES) au Togo.
Au rang de ces difficultés, il a énuméré entre autres le niveau d’endettement des commerçants exportateurs dû non seulement à la baisse de la production mais aussi à l’intervention des acteurs inopinés non maîtrisés.
« Aujourd’hui ces causes ont plongé les vrais acteurs dans de grosses dettes. Et pour réfléchir à ça nous avons invité les acteurs surtout les institutions financières pour que nous puissions ensemble voir les mesures à prendre parce qu’aujourd’hui nous savons, et c’est une réalité que les acteurs ont des problèmes avec les institutions financières. Mais il est aussi important de continuer les activités sinon on ne peut pas s’en sortir, non seulement les acteurs mais aussi toute la population. Donc il est important que nous puissions nous rencontrer pour chercher des voies et moyens de sortie », a ajouté M. TEWOU.
Les acteurs espèrent bénéficier de l’apport de l’Etat pour convaincre les institutions financières à continuer de les soutenir quel que soit le cas.












