La gendarmerie nationale togolaise a annoncé avoir mis en échec un projet de braquage dans la nuit du 25 mai 2026 dans le quartier Limousine à Lomé. L’opération, menée dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme et l’insécurité urbaine, a conduit à l’interpellation de quatre individus suspects.
Selon les forces de sécurité, l’intervention a été réalisée par la brigade de recherches et la brigade antigang après l’exploitation de renseignements faisant état de mouvements suspects d’hommes armés en provenance de Kovié, dans la préfecture du Zio.
Les agents ont procédé, aux environs de 23h45, à l’arrestation de quatre suspects retrouvés à la devanture et à l’intérieur d’une maison identifiée comme leur point de regroupement.
Les personnes interpellées sont identifiées comme étant K. Moses, 22 ans, chauffeur résidant à Accra, F. Emmanuel, 36 ans, réparateur d’appareils électroniques domicilié à Djidjolé, ainsi que A. Koffi, 22 ans, conducteur de taxi-moto, et A. Komi, 30 ans, cultivateur, tous deux résidant à Kovié.
Au cours de la perquisition effectuée sur les lieux, les forces de sécurité ont saisi deux armes à feu de fabrication artisanale, dont un pistolet dissimulé dans une sacoche et un fusil démonté. Trois motos et quatre téléphones portables ont également été récupérés.
D’après les premières auditions, le groupe projetait de braquer un particulier récemment revenu d’Europe. L’opération criminelle aurait été préparée avec l’appui de complices basés au Togo et au Ghana. Les enquêteurs indiquent par ailleurs que les membres du réseau, au nombre de huit et répartis en binômes, auraient effectué des préparatifs mystiques avant de passer à l’acte dans la nuit du 25 mai.
Les quatre suspects ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête et devraient être présentés au parquet dans les prochains jours. Les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller les autres complices présumés.
La gendarmerie nationale a salué la collaboration de la population et invité les citoyens à continuer de signaler tout mouvement suspect ou toute activité pouvant représenter une menace pour la sécurité publique.












