Un atelier de renforcement des capacités des journalistes sur le recouvrement des avoirs illicites et la lutte contre les flux financiers illicites a été organisé ce jeudi 8 mai à Lomé par l’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement (ANCE-TOGO) avec le soutien de GIABA. Le sujet de la mise en place de l’organe de recouvrement des avoirs au Togo a été également évoqué.
L’atelier, au demeurant, vise deux objectifs spécifiques, notamment informer les journalistes sur les impacts des flux financiers illicites et les bonnes pratiques de lutte contre ce fléau et les journalistes sur le cadre juridique et institutionnel et la nécessité de créer une structure de recouvrement des avoirs au Togo
Deux communications ont meublé la rencontre : « Impacts des flux financiers illicites sur le développement en Afrique » et le « Cadre juridique des flux financiers illicites au Togo ».
Abordant le thème, « Impacts des flux financiers illicites sur le développement en Afrique», Ebeh Kodjo Fabrice, président de ANCE-TOGO a relevé que le continent africain a perdu au cours des 50 dernières années, plus de 1000 milliards de dollars en flux financiers illicites. Soit environ l’équivalent de l’ensemble de l’aide publique au développement que le continent a reçu sur cette même période.
Il a relevé également qu’on estime que l’Afrique perd plus de 50 milliards de dollars par an du simple fait des flux financiers illicites. C’est ainsi que, entre 2001 et 2010, les pays africains ont perdu 407 milliards de dollars. Ceci, à cause de la falsification des prix dans les transactions commerciales selon le rapport CEA, 2010.
La Directrice Exécutive de ANCE-TOGO, Madame Djodji Precillia a entretenu les participants sur le thème : « Cadre juridique des flux financiers illicites au Togo ». Elle a abordé les instruments juridiques et du cadre institutionnel en matière de lutte contre les FFI aussi bien au plan national, régional qu’international.
Mise en place de l’organe de recouvrement des avoirs au Togo
Afin de lutter efficacement contre les FFI au Togo, le gouvernement togolais a mis en place et opérationnalisé plusieurs institutions parmi lesquels la CENTIF-TOGO et a adopté plusieurs textes juridiques.
Toutefois dans le rapport d’évaluation mutuelle du Togo, le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) a fortement recommandé au gouvernement l’adoption de l’avant-projet portant mise en place de l’organe de recouvrement des avoirs au Togo, ainsi que l’opérationnalisation de cet organe. Le GIABA estime que les criminels continueront à prospérer et à être enthousiastes tant qu’ils pourront conserver les avoirs acquis dans le cadre de leurs activités criminelles.
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