L’actualité togolaise est prise en tenaille ces derniers jours par l’arrestation, le 26 mai 2025 de l’artiste togolais Aamron de son vrai nom TCHALA Essowè Narcisse.
Ce dernier, très actif sur les réseaux sociaux, avait tenu des propos particulièrement virulents à l’encontre du Président du Conseil, le qualifiant publiquement d’incapable et d’incompétent.
Les réactions vont bon train et une dernière en date est celle de King Papavi Mensah. Il a affirmé dans un message en langue mina : « Quand j’ai pris le temps de regarder ce que mon jeune frère Aamron a dit, j’ai compris une chose : il est en colère. Et il n’est pas seul. Moi aussi, je suis en colère. Beaucoup le sont ».
En matière de liberté d’expression, on peut tout dire sans ennui dans le respect de la loi. La colère légitime, les opinions peuvent être exprimées dans les limites fixées par la loi.
Dans le cadre des limites fixées par la Constitution, le Code de la presse et de l’information dans une certaine mesure, mais surtout, la loi pénale togolaise incriminent les faits diffamatoires ou constitutifs d’atteinte à la dignité, à l’honneur, notamment des personnes dépositaires de l’autorité publique, à l’ordre public ou à la sécurité intérieure.
Dans l’affaire dite Aamron, il serait souhaitable que l’on reconnaisse que des limites ont été franchies, qu’on fasse amende honorable afin d’espérer sortir l’artiste d’affaire. Le reste est de la diversion.
InterFaxPress












