Lomé, 30 juillet 2026 – La question de la vie chère a été au centre de la traditionnelle rencontre dénommée « Je dis politique » du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) ce jeudi 30 juillet. Le pardi dresse un diagnostic sévère de la situation et propose des pistes de solutions.
Selon le parti, la vie chère se traduit par une hausse généralisée des prix des biens de première nécessité, des denrées alimentaires, des loyers et des services, en décalage avec le pouvoir d’achat des populations. Une réalité qui, d’après le CAR, perdure depuis plusieurs années malgré des indicateurs macroéconomiques jugés globalement satisfaisants.
Le CAR identifie plusieurs facteurs explicatifs, notamment d’ordre politique. Le parti évoque une crise politique persistante, un manque de vision centrée sur les besoins quotidiens des citoyens et une insuffisante volonté de placer l’intérêt des populations au cœur de l’action publique.
Sur le plan économique, la formation politique pointe du doigt des dérives dans la gestion des ressources. Elle cite, entre autres, des cas présumés de détournement de crédits destinés à des projets structurants, évoquant notamment des programmes agricoles, des fonds liés à la pandémie de Covid-19 ou encore des projets d’infrastructures routières.
Le CAR met également en avant des causes sociales, telles que le chômage des jeunes, l’appauvrissement des terres agricoles favorisant l’exode rural, ainsi que les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques. Le parti souligne par ailleurs la situation préoccupante dans certains marchés, notamment celui d’Assigamé, où la hausse des loyers et la baisse du pouvoir d’achat affectent fortement les commerçants.
Le CAR s’interroge, face à ce tableau, sur les difficultés d’écoulement des produits agricoles, la baisse des revenus des producteurs, ainsi que la persistance de la pauvreté dans certaines zones, y compris les régions minières.
Pour y remédier, le parti propose une approche fondée sur la « cogestion », qu’il présente comme une solution pour améliorer la gouvernance. Selon le CAR, ce modèle permettrait de résoudre durablement la crise politique, de limiter la corruption, de réduire les détournements de fonds publics et d’assurer une meilleure gestion des ressources nationales.
L’objectif affiché est de parvenir à une répartition plus équitable des richesses, afin d’améliorer les conditions de vie des populations togolaises.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des débats récurrents sur le coût de la vie et les attentes croissantes des citoyens en matière de pouvoir d’achat et de justice sociale.
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