VIH et fatigue thérapeutique, ATFA creuse le sujet et fait ressortir les pistes de solutions

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L’Association togolaise pour les femmes abandonnées (ATFA) a célébré en différé la Journée mondiale du SIDA vendredi 5 décembre 2025 lors d’une soirée qui a rassemblé les personnes vivant avec le VIH.  Au cours de la rencontre, ATFA a entre autres creusé le sujet de fatigue thérapeutique et fait ressortir les pistes de solutions.

 

Au cours de la soirée, il y a eu deux panels, notamment l’un sur la question de la fatigue thérapeutique et l’autre sur la résolution 275 de la déclaration de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

 

Un constat fait par Mme Edinedi ESSIOMLE, la Directrice exécutive de l’Association togolaise pour les femmes abandonnées (ATFA) est à la base de ces échanges sur la fatigue thérapeutique. La Directrice explique que dans l’exercice de sa profession elle a eu a rencontré plusieurs personnes fatiguées de la prise des ARV alors qu’ils sont mis à peine sous traitement alors qu’ils existent des personnes qui prennent des ARV depuis plus de deux décennies et qui sont toujours observant.

 

Les témoignages des personnes qui ont contracté la maladie il y a plus de vingt ans ont été d’une grande utilité pour les personnes nouvellement admises au traitement.

 

Une personne sous traitement depuis 2003 a au cours de son intervention lors du panel a indiqué les personnes qui ont fait la maladie avant d’être mis sous les soins deviennent plus observation car ils savent que sans le médicament c’est la mort qui s’en suit. Il a attiré l’attention de ceux qui sont mis sous traitement après un dépistage de routine que faire la maladie est très épouvante et donc il est mieux pour eux d’être observant.

 

Par ailleurs, il a fait observer que la prise en charge est plus souple actuellement qu’il y a deux décennies quand ils prenaient jusqu’à 12 comprimés par jours.

 

La présidente du Conseil d’administration d’Espoir vie Togo (EVT), DRAMANI Bienvenue, encourage qu’il y ait un suivi des personnes sous traitement ARV.

 

« Nous savons que quand on prend les médicaments ont peut en être fatigué parce que c’est qui dure toute la vie », a indiqué la présidente du Conseil d’administration d’Espoir vie Togo (EVT) qui relève que déjà ce que les ONG font, c’est déjà bon notamment l’organisation des groupes de parole.

 

Elle ajoute que pour ces personnes sous traitement, il faut un suivi psychologique, les soutenir jusqu’à leur domicile. « S’il n’y a pas de soutien à domicile et que c’est seulement au niveau de la structure de prise en charge ce n’est pas souvent efficace », a indiqué la présidente du Conseil d’administration d’Espoir vie Togo (EVT).

 

La Psychologue clinicienne à Action Communautaire pour la Santé (ACS) invité à la rencontre explique que chaque patiente devrait savoir qu’il n’est pas le seul dans le cas et que c’est normal qu’il y ait un temps de répit dans la prise des produits dans le cadre des maladies chroniques.  « Mais c’est le traitement qui maintient en vie », a indiqué Prisca Folly, Psychologue clinicienne à Action Communautaire pour la Santé (ACS).

 

Selon elle, il est important que les personnes sous traitement aient un projet de vie auquel ils s’accrochent.

 

Pour sa part, la présidente l’Association togolaise pour les femmes abandonnées (ATFA), Esmeralda Akoussah, a indiqué à la fin de la soirée que la rencontre qui visait entre autres à encourager les PV VIH à être observant et sensibiliser les jeunes sur la réalité de la maladie.  « La soirée a été un succès, nous pensons que le message est passé », a-t-elle indiqué

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