La vie d’un écrivain ne peut ne pas orienter sa création littéraire. Le ponde que l’on vit, détermine le monde que l’on crée. Sainte Beuve, partisan de la critique biographique et ses disciples ne nous démentiront guère. La biographie d’un auteur demeure un outil valable de la critique littéraire, un élément d’explication d’une œuvre littéraire. Aussi, s’avère-t-il important pour la suite de notre travail, de saisir quelques éléments de la vie de l’auteur.
En effet, qui est Claude Assiobo Tis ?
Claude Assiobo Tis est né à Lomé le 18 février 1960 à 16 heures 43 minutes. Depuis 1969, il devint orphelin de père. Il a fait ses études primaires et secondaires à Lomé puis à Vogan où il fut nanti d’un Baccalauréat, option philosophie en 1980. Il entra à l’Université du Bénin et s’inscrit au département des Lettres Modernes.
Il fit ses études universitaires de 1980 en 1984. Il obtint sa licence en 1983 et en 1984, son C2 de Maîtrise. Capté par le goût de l’écriture romanesque, il a renoncé à l’écriture de son mémoire de maîtrise. Il rentra aussitôt dans la vie professionnelle comme professeur de français au Collège Saint Augustin de Togoville. Il a exercé cette profession jusqu’en 2001.
Claude Assiobo Tis, dans sa vie, est profondément déiste. Il respecte le corps ecclésiastique mais a de l’aversion pour les religieux fanatiques, et prend très peu au sérieux les ministres de Dieu non instruits.
Pouvons-nous conclure cette approche sans présenter les motivations littéraires de l’auteur ?
S’il est utile de présenter la création littéraire de l’auteur, il est également utile de découvrir ses motivations littéraire. En effet, quelles sont les éléments de motivation de l’écrivain ?
Claude Assiobo Tis (…) déteste le triomphe du culte du corps et de l’argent sur les valeurs de l’esprit et de l’âme. Il observe et libère la parole sur les injustices sociales, érigées en règle d’or. Dans notre pays, le tribalisme et le népotisme couronnent une stratification bizarre de la société ; les médiocres au sommet, les meilleurs en bas. Les instruits ont raté leur chance d’avoir été à l’école, car ils n’y ont récolté autre chose que leurs diplômes. Toutes ces considérations incitent l’écrivain à libérer la parole. (…)
Folly Yao Serge












