Le rapport national sur la gouvernance 2025, élaboré dans le cadre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), a fait l’objet d’une séance de validation les 17 et 18 septembre 2026 à Lomé. Les échanges ont porté notamment sur la perception des citoyens et des professionnels concernant l’accès aux services de justice et la performance des services communaux.
Réunis autour du rapport, les représentants des départements ministériels concernés ont examiné les principaux résultats de l’étude et formulé des observations destinées à enrichir le document.
Présentant les résultats de l’étude, Mensah Sédo Amlalo, consultant expert en gouvernance administrative et locale, a relevé des écarts entre les appréciations des deux catégories d’acteurs.
« Au niveau des services de justice, nous avons constaté que les usagers, d’après leur perception, ont apprécié les prestations à 42 %, tandis que les professionnels les ont évaluées à 52 %. Au niveau des services communaux, les usagers ont perçu la performance des services à 54,1 %, contre 64 % chez les professionnels », a-t-il indiqué.
Le consultant a précisé que ces données ne constituent pas un jugement global sur le fonctionnement des administrations. Elles permettent plutôt de mesurer les performances à partir d’indicateurs définis au préalable.
L’évaluation prend notamment en compte l’accessibilité des services, leur proximité, la célérité dans le traitement des demandes, la redevabilité, la participation citoyenne et la satisfaction des usagers. Il s’agit du premier rapport national sur la gouvernance élaboré par le Togo dans le cadre du MAEP. Cette démarche d’autoévaluation permet aux États participants d’examiner leurs pratiques, d’identifier leurs forces et leurs insuffisances, puis de définir les réformes nécessaires à l’amélioration de la gouvernance.
La séance de validation a ainsi offert aux représentants des ministères concernés l’occasion d’examiner les conclusions de l’étude et de formuler des observations destinées à rapprocher le document des réalités du pays.
Pour Victor Womitso, président de la Commission nationale du MAEP-Togo, cette étape repose sur des principes essentiels au processus d’évaluation. « Cette étape de validation revêt une importance particulière dans l’approche du MAEP, qui privilégie le dialogue, la participation, l’objectivité et l’appropriation nationale », a-t-il souligné.
Il a rappelé que le rapport est issu d’un travail d’analyse, de collecte de données et de consultations mené par des experts et des cadres des ministères membres du comité technique de rédaction, avec l’appui d’un consultant national.
Une fois validé, le document devrait servir d’outil d’orientation des politiques publiques. Ses conclusions pourront contribuer à guider les actions visant à améliorer la qualité des services rendus aux citoyens, notamment dans les domaines de la justice et de l’administration communale












